La terre pleurera

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art, photographie, Planète

C’est l’été ! Les températures montent, les shorts et les robes peuvent enfin sortir du placard ; et les gouttes de sueur dégouliner le long de nos corps transpirants. Nos corps qui pleurent la chaleur.
La Terre, elle aussi, pleure la chaleur. Et James Balog est là pour capturer et filmer ses pleurs, ses veines d’eau bleutée qui coulent des glaciers. Avant qu’il n’y ait plus rien à pleurer. Avant que tout ne soit fondu. Pour graver dans la mémoire, ce qui a mis des centaines d’années à se construire et qui disparaît en une centaine de mois à peine. 

Le photographe James Balog consacre sa vie à étudier les relations entre l’Homme et la nature. Le documentaire Chasing Ice, sorti récemment aux Etats Unis, est l’histoire de sa dernière mission.
Après avoir arpenté les forêts d’Amérique du Nord, il fonde en 2007 l’ « Extreme Ice Survey » (EIS), et s’en va étudier les glaciers du monde entier. Il est même allé jusqu’à créer des appareils photos capables de résister à des conditions extrêmes de température et de vent. Son équipe et lui ont installé, en plusieurs endroits stratégiques, ces dispositifs programmés pour des prises de vue automatiques, à l’aide de tout l’attirail d’une expédition d’alpinistes. Quelques années plus tard, une autre expédition a permis de récupérer les photographies. Plusieurs films ont pu être créés à partir de ces images et son travail proche de la recherche a permis de documenter de façon très précise l’évolution des glaciers et de la calotte polaire. Nous pouvons avoir un aperçu du résultat en visionnant cette petite vidéo qui porte sur l’évolution sur quatre ans du glacier Columbia en Alaska :

Mais l’aventurier n’a pas fait que récolter des données précieuses pour la communauté scientifique, il a aussi ramené une série de photos effectuées lors de ces expéditions, comme autant d’œuvres d’art.

Des photos à la beauté époustouflante de la disparition effrayante des glaces.
James Balog sait qu’il faut des images fortes et belles pour qu’un message passe. Il se fait donc l’émissaire des scientifiques pour nous montrer les changements trop rapides du monde qui nous entoure et nous mettre face à l’évident impact de l’activité humaine. Il espère ainsi faire taire les climatos-sceptiques et nous pousser à l’action.

Le documentaire est très facile d’accès, intéressant sans être intellectuel. Les images sont tout simplement magnifiques et efficaces. Et pour ceux qui n’ont pas prévu d’aller voir le film aux Etats-Unis, un livre de photos a été publié : Ice – Portraits of Vanishing Glaciers de James Balog, édition Rizzoli New York.

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